Le petit guide des études de droit à distance en Licence et Master

Illustration actualité juridique

Le droit vous a toujours intéressé, pourtant que ce soit sur le plan personnel ou professionnel, la vie vous a engagé ailleurs. Mais après plusieurs années, vous éprouvez le besoin de reprendre des études, d’acquérir un nouveau savoir ? Que ce soit pour votre épanouissement personnel ou bien pour vous ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles, cet article vous présente les clés pour réussir des études de droit à distance.

Comment peut-on, aujourd’hui, reprendre des études de droit à distance et réussir ? D’autant quand on doit payer un loyer, subvenir aux besoins du quotidien, s’occuper de sa famille à côté, cela peut paraître parfois insurmontable. Ce sont pourtant les questions auxquelles d’autres ont fait face et vous verrez dans cet article que, avec une bonne dose de motivation et d’envie, on peut réussir avec succès des études à distance à la fac de droit ! étudiante en révision Vous devez d’abord savoir qu’il n’y a pas de recette magique et qu’au risque de paraître peu original, le premier des secrets est le travail. Si vous décidez de faire des études de droit à distance, comprenez bien qu’en plus de votre vie de tous les jours, vous devrez fournir le travail d’un étudiant classique, qui est présent aux cours, pose des questions aux professeurs et bénéficie de beaucoup plus de temps libre pour réviser. Pour obtenir le même diplôme que n’importe quel étudiant dit « présentiel », c’est à dire une licence de droit et pourquoi pas un master de droit, il va donc falloir redoubler d’efforts au quotidien.

Pas de panique ! Ce n’est pas non plus impossible, car vous avez en principe un avantage que les autres étudiants n’ont pas : votre maturité.

Vous êtes lancé dans la vie active, peut-être même depuis plusieurs années ? Vous bénéficiez donc d’une maturité et d’un recul que les étudiants sur place n’ont pas encore. Ce sont des armes non négligeables et c’est paradoxalement ce qui peut vous faire réussir, peut-être mieux que si vous n’aviez été que « simple étudiant », plus tôt dans votre vie.

Etudiants en fêteLes sorties, les fêtes et autre distraction étudiante ne vous concernent pas (ou pas trop !). Vous échappez ainsi aux vices habituels du « système fac » qui participent au taux d’échec élevé des étudiants en première année de droit. De plus, il n’est pas impossible que votre travail touche d’une manière ou d’une autre à certaines problématiques juridiques.

Ainsi, vous aurez un outil quotidien pour voir l’application concrète des règles et principes que vous allez apprendre, à la différence de l’étudiant présentiel qui n’aura au mieux que stages et petits boulots à côté des études. Vous voyez, vous êtes en fait un(e) privilégié(e) !

Que votre travail soit concerné par le droit ou non, votre vie, elle, l’est forcément. Vous le verrez à l’occasion de vos études, le droit touche à tout et concerne tout le monde. Sujets de droit, nous sommes en permanence en train de conclure des contrats, se préoccuper de notre responsabilité ou de celle des autres, traiter avec l’administration ou défendre ses intérêts quotidiens.


Illustration actualité juridiqueD’abord, suis-je vraiment intéressé(e) ?

C’est la première des questions qu’il faut se poser. Ne faîtes pas l’erreur de vous lancer si vous sentez au fond de vous que vous n’êtes pas vraiment motivé(e) : vous y perdrez vos frais d’inscription et sûrement beaucoup d’énergie et de temps. Nous reviendrons sur la motivation plus loin. L’intérêt pour la matière est lui aussi essentiel. Oui mais, comment savoir si les études de droit vont vraiment vous plaire, sans en avoir jamais fait ?

Pour commencer, il est évident que les questions juridiques doivent susciter chez vous un intérêt naturel. Un employé commet un vol chez l’un des clients de l’entreprise pour laquelle il travaille pendant son service, qui sera responsable, l’employé ou la société employeur ? Cette faute est-elle détachable de son travail, doit-il endosser toute la responsabilité du vol ou uniquement les conséquences pénales ? C’est un exemple des problématiques juridiques auxquelles vous aurez à répondre. Il faut que, de manière générale, le droit vous interpelle.


Quel domaine du droit choisir

avoczt avec un dossierVous serez, à l’occasion de vos études, forcément attiré(e) par certaines branches du droit plutôt que d’autres. Le droit fiscal peut vous passionner un peu moins que le droit pénal, ou peut-être préfèrerez-vous réfléchir sur les rapports entre le citoyen et l’administration, ou encore des États entre eux, à travers les relations internationales ? Les différents domaines du droit sont extrêmement variés et il est naturel d’avoir des préférences !

Sachez simplement qu’il existe traditionnellement deux grands domaines: le droit privé et le droit public. Le droit privé concerne le rapport d’un particulier à un autre (par exemple un problème de voisinage) alors que le droit public concerne l’ensemble des règles relatives aux administrations, à l’État, et à leurs relations avec les administrés (vous voulez contestez le refus d’un permis de construire ? C’est du droit public.). Pour plus de détails, voir les définitions du droit privé et du droit public sur notre dictionnaire.

La première année en droit s’attarde logiquement sur les bases à acquérir pour aborder sereinement ce qu’il est d’usage d’appeler les  « sciences juridiques » (ce qui rappelle que comme toute science, le droit à son vocabulaire propre qu’il faut acquérir). Il s’agira donc d’enseignements assez théoriques, mais fondamentaux (introduction au droit, droit constitutionnel). Ces enseignements vous permettront ensuite de comprendre des matières plus concrètes (droit pénal, droit des sociétés, …). La spécialisation n’intervient que plus tard, en troisième année, à travers des choix de matières différents.

Néanmoins, c’est véritablement à partir du Master 1 (bac+4, anciennement Maîtrise) que le choix commence: il faut se spécialiser dans l’un des grands domaines du droit (par exemple, le droit privé et les sciences criminelles).

Ne tentez pas de savoir si vous êtes plutôt droit privé ou droit public dès le début de la première année, puisque ce n’est qu’après avoir abordé les principales matières de ces deux dominantes que vous pourrez faire un choix en connaissance de cause. Il est très fréquent qu’un étudiant s’estimant plus privatiste (droit privé) en début de cursus finisse par se spécialiser en droit public en fin de licence, et vice versa.

L’important enfin, n’est pas tant de savoir si vous appréciez le droit que de savoir si la reprise d’études vous intéresse vraiment. En effet, il faut être convaincu d’être prêt à fournir les efforts nécessaires pour « remettre le cerveau en marche », après peut-être plusieurs années de coupure avec le monde scolaire. Sachez en plus que le droit exige une rigueur et une capacité de synthèse qui n’est pas acquise à tout le monde, même si rien n’est vraiment insurmontable pour personne. Il faudra donc s’armer de patience, être prêt à essuyer plusieurs échecs et, de manière générale, faire preuve d’une motivation sans faille. C’est ce dont nous allons parler maintenant !


La motivation et l’ambition, votre moteur au quotidien

Visuel tablette et styloC’est de loin la chose la plus importante, qui mérite donc qu’on s’y attarde plus longuement que le reste. Essayez de vous rappeler l’une de vos pires journées de travail de ces derniers mois. Vous rentrez enfin chez vous et, après avoir satisfait aux tâches ménagères habituelles, vous pouvez enfin vous reposer. Si vous reprenez des études, vous pouvez dire adieu à bon nombre de ces petites pauses pourtant bien méritées ! L’un des secrets des études à distance est la régularité du travail. C’est l’un des aspects les plus difficiles à respecter, à tenir sur le long terme…

Dans le cadre d’un travail à plein temps qui mobilise beaucoup d’énergie, la régularité des révisions est l’un des grand enjeux de la scolarité à distance, mais aussi la principale difficulté. Il ne faut pas hésiter à se préparer des objectifs, sous forme par exemple de calendrier d’acquisition de connaissances tout au long de l’année universitaire.

Il se peut aussi que vous doutiez régulièrement de vos capacités, principalement à l’occasion de la première année. Vous vous demandez si vous êtes de taille, peut-être même si vos proches ne vont pas se moquer si vous échouez, et d’autres pensées négatives qui vous parasite l’esprit au quotidien. Ce sentiment sera d’autant plus renforcé à la suite des premières mauvaises notes d’un partiel non validé.

Là encore, pas de panique ! Avant même de débuter, vous devez savoir que vous aurez forcément des déceptions et des échecs. Certains professeurs de faculté ont l’habitude de noter très durement, particulièrement en droit où ce n’est généralement vraiment pas l’école des fans. il ne faut, par exemple, par se décourager après avoir eu un 3/20 dans l’une de vos matières principales.
Au contraire, il faut remonter en selle et analyser vos faiblesses, c’est précisément là que vous ferez là différence entre l’un des nombreux étudiants en droit qui abandonnent à la première année, et un diplômé en droit qui a tenu bon dans les moments difficiles. Votre capacité à rebondir fera la différence.

Sachez de plus qu’en toute logique, vous serez seul et n’aurez que très peu de contact avec les autres étudiants et donc très peu de références sur lesquelles vous baser. Lorsque vous êtes noté 3, peut-être que les deux tiers de la session sont en fait noté 2 ?

Soyez ambitieux ! N’ayez pas peur de rêver, car ce sont les objectifs que vous vous fixerez qui apporteront la bonne impulsion. Pourquoi voulez-vous faire des études de droit ? Vous voulez peut-être vous reconvertir, changer de métier, ou vous ouvrir la voie à une meilleure évolution professionnelle dans votre branche ? N’ayez pas peur de viser des objectifs ambitieux tout en les gardant pour vous. Ce sera votre moteur au quotidien et vous étudierez de façon plus concernée et avec plus d’entrain.


Le droit, on m’a dit que ce n’est que du par cœur.

Photo travail sur ordinateurIl faut tordre le cou aux idées reçues. Le droit est une science et comme pour toute les autres, les sciences juridiques possèdent un vocabulaire, des principes et des théories. Il est évident qu’il faut maitriser certains fondamentaux sur le bout des doigts, pour autant il faut surtout comprendre ce que l’on lit.

Il est vrai que parfois, il y a certains principes ou explications qui doivent être complètement intégrés et donc relus plusieurs fois, mais quel est l’intérêt d’apprendre par cœur quelque chose si on ne sait pas comment l’appliquer ensuite au cas d’espèce ?

Le par cœur n’est donc pas la règle pour les études de droit. En revanche, il est vrai qu’il faudra à l’étudiant débutant une bonne dose de courage pour intégrer bon nombre de théories et principes qui paraîtront un peu obscures et incompréhensibles dans les premiers temps. Là encore, la motivation fera la différence sur le long terme. Mais ensuite, dès la deuxième année, cette complexité pourra parfois se transformer en satisfaction, quand vous sentirez que vous comprenez des raisonnements complexes et qu’en définitive, vous êtes en train de vous ouvrir à un nouveau savoir, peut-être même un nouveau métier ?


Voir loin pour réussir !

femme joyeuse au téléphoneUne année scolaire se compose de deux semestres, chacun sanctionné par un examen de plusieurs matières. Ce sont les fameux « partiels », pour dire que ce ne sont qu’une partie de l’examen de l’année entière. Si vous n’êtes jamais allé en faculté, il y a certaines subtilités qu’il vous faudra comprendre très vite.

La compréhension du système des examens est capitale pour réussir vos études. Vous devez par exemple savoir qu’une matière notée 10 ou plus sera définitivement acquise et n’aura plus jamais à être repassée, même si vous ne validez pas le semestre et que vous redoublez. Sachez ensuite que certaines matières se compensent entres elles, si vous avez 11 à l’une et 9 à l’autre, il se peut que vous remportiez les deux d’un coup. Ces systèmes de compensation propres à chaque établissement ne seront pas détaillés ici puisqu’ils diffèrent d’une faculté à l’autre.

N’hésitez pas à demander à ce que l’on vous explique le système si le service d’enseignement à distance ne met pas de la documentation à ce sujet à votre disposition. Il se peut aussi que tout cela soit expliqué dans le règlement des examens de votre faculté de droit. N’oubliez pas, un homme (ou une femme) averti(e) en vaut deux ! Parfois, de vrais stratégies de compensation doivent être mises en place pour optimiser son temps, surtout quand on en a peu (sacrifier telle matière au profit de telle autre, etc…).

Sachez ensuite qu’il existe deux sessions. Lors de la première, vous passerez tous vos examens (très souvent en deux semestres, par exemple en janvier et juin) et vous recevrez une note pour chacun d’eux. En fonction de vos résultats, vous validerez un semestre, ou peut-être même l’année. Si vous ne validez rien, pas de panique, la deuxième session est faite pour ça (généralement en septembre).

homme joyeuxVous devez comprendre que la deuxième session, aussi appelée « le rattrapage », ne doit pas être perçue comme un signe d’échec mais bien au contraire comme une opportunité de valider ce que vous n’avez pas encore acquis. Entre un étudiant qui valide son année en première ou deuxième session, il n’y aura aucune différence une fois le diplôme acquis.

Votre situation d’étudiant(e) à distance et vos activités professionnelles font que vous devrez, peut-être, prendre en compte cette deuxième session car il est très difficile de valider l’intégralité de l’année dès la première session lorsque vous travaillez à plein temps à côté. Enfin, il existe bien souvent un système dit « AJAC » (ou « accès étape »), vous permettant de passer dans l’année supérieure quand bien-même vous n’auriez validé qu’un semestre de l’année en cours, à charge pour vous l’année qui suit de valider le semestre en retard, en plus de la nouvelle année. (Par exemple, être autorisé à s’inscrire en L2 après avoir été ajourné(e) sur le 2ème semestre de L1, mais avec seulement 2 matières à rattraper…)

En toute hypothèse, vous n’aurez pas toujours le temps de travailler l’intégralité du programme, il faudra peut-être parfois faire l’impasse sur telle ou telle matière. D’autres fois peut-être, vous ne pourrez pas prendre de congés pendant la période d’examens, vous empêchant ainsi de présenter les partiels et vous disqualifiant automatiquement pour la première session (ce que l’on appelle être « défaillant »).

Voir loin pour réussir, c’est ce que vous devez avoir en tête. Vous ne récolterez pas les fruits de vos efforts avant la fin de l’année scolaire, parfois même les sacrifices consentis n’auront pas permis de valider l’année et il faudra la refaire, avec les matières déjà validées en moins. Vous devez penser à tout cela pour ne pas être trop déçu(e) lors de vos premiers échecs, vous l’aurez compris, la motivation là aussi est déterminante.

Vous verrez, enfin, que la joie procurée par vos premières réussites sera à la hauteur des efforts consentis ! Faire des études de droit est incontestablement enrichissant et vous éprouverez, sans doute au bout d’un certain temps, une très grande satisfaction intellectuelle à acquérir de nouvelles connaissances, à comprendre des raisonnements de plus en plus complexes, bref, à « faire du droit« .

J’ai moi-même réalisé toutes mes études de droit à distance, et je sais « ce qu’il faut »  pour réussir, je l’ai expérimenté moi-même jusqu’au master. N’hésitez pas à partager cet article à vos connaissances et à laisser vos témoignages en commentaire. Si vous avez des questions, des doutes, sachez que j’y répondrai avec plaisir.

Pour finir, la liste de quelques diplômes de droit à distance

Les universités françaises proposent de plus en plus la possibilité de suivre le cursus classique de droit en e-learning, voici une petite liste non exhaustive :

  1. Le CAVEJ (Paris)

    Il s’agit de l’ensemble des facultés de droit parisiennes, regroupées au sein d’une structure d’enseignement à distance. Les cours sont suivis à distance, et les examens sont présentés sur place, au choix à Paris 1, Paris 2, Paris 5, ou encore Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Les diplômes sont délivrés par l’université concernée. Les diplômes actuellement proposés par le CAVEJ sont : La capacité en droit (l’équivalent du baccalauréat ou DAEU), les trois années de licence, le Master 1 (3 mentions : privé, public, affaires) et depuis récemment le Master 2 Droit des affaires, mention Juriste d’affaires.

  2. Université de Rouen

    Les 5 années de droit sont proposées au sein de la faculté de droit de Rouen, intégralement à distance. Les partiels sont à présenter sur place, deux fois dans l’année. Les étudiants à distance sont dispensés de TD. Les diplômes proposés actuellement sont les 3 années de licence, le Master 1 (Droit public ou Justice, Procès et Procédures), et enfin le Master 2 Droit Public, Services et Politiques Publics.

  3. Université de Lille 2

    Les trois années de licence sont proposées à distance à Lille, ainsi que l’année de Master 1 en droit public ou droit privé. Il n’y a pas de Master 2 actuellement proposé en EaD. Depuis peu de temps, un Diplôme d’Université Propriété Industrielle & Nouvelles Technologies est proposé, également à distance.

  4. Université de Grenoble

    Grenoble, l’une des premières facultés à s’être mise au e-learning, propose le cursus complet de la capacité au Master 2. Au programme : Capacité en droit (2 années), Licence en droit (3 années), Masters 1 (droit privé, droit des affaires, droit des collectivités territoriales, droit public des affaires, droit européen, droit international et droit des libertés) et enfin Master 2 : sécurité internationale et défense (SID). Deux Diplômes d’Université sont également proposés : DU Certificat d’études juridiques spécialisées et DU Certificat d’études juridiques (1ère, 2ème et 3ème années).

  5. Université de Toulouse

    La Faculté toulousaine mérite vraiment d’être citée puisqu’elle dispense un grand nombre de spécialités à distance dans le domaine du droit. De la capacité au Master 2, elle se distingue par plusieurs M2 spécialisés, par exemple immobilier, assurances, droit social, du patrimoine… elle propose enfin plusieurs DU. La liste n’est bien-sûr pas exhaustive, voyez par exemple aussi l’Université d’Aix-en-Provence, ou encore Strasbourg (qui dispense le Master 2 Droit de l’internet et des systèmes d’information). Enfin, il faut citer le Master (M2) de Droit international et européen des Droits Fondamentaux (MDIEDF) proposés par Nantes en partenariat avec l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), puisque ce diplôme a le mérite de s’adresser particulièrement à des étudiants internationaux du fait que les examens se déroulent entièrement à distance (le seul à notre connaissance, au niveau M2).

  6. les IEJ (CRFPA, ENM, concours police/gendarmerie, etc) Enfin, sachez qu’à partir du M1, l’IEJ de Paris 1 (que j’ai personnellement suivi) propose une formation prépa à distance qui permet notamment, en fonction de votre inscription, d’obtenir un DU « Etudes et pratiques judiciaires » tout en préparant votre concours.

Auteur de l’article : Florian DE VAULX

Florian s'intéresse en particulier à la propriété intellectuelle. Titulaire d'un Master 2 en droit (Internet, propriété intellectuelle, commerce électronique), il développe des solutions de protection des droits d'auteur au sein de Certisure ainsi que des actions de formations professionnelles. Il est membre-fondateur et bénévole de l'Institut IPSO.

55 commentaires sur “Le petit guide des études de droit à distance en Licence et Master

    Omar Awaleh

    (19 juin 2019 - 15 h 40 min)

    Vraiment eclaircissant comme site. Je vous remercie. Je venais de recevoir une decision defavorable de l’Universite de Grenoble pour une Licence en Droit EAD. J’avais pense que c’etait la fin. Mais non.
    Je vais tenter ailleurs car apres 20 ans d’interruption de mes etudes en Licence de Lettres Modernes c’est maintenant que je reprends et encore une branche nouvelle.

    MADI

    (16 juillet 2019 - 11 h 22 min)

    C’est une très bonne chose qu’il existe des moyens de poursuivre ses études à distance. Cependant on fait face à un obstacle lorsque l’on regarde le mode de déroulement des partiels. En effet les partiels ne se font que sur le lieu d’étude en présentiel. Ce qui rentre en contradiction avec l’enseignement à distance étant donné l’éloignement de certains étudiants souhaitant continuer ou poursuivre leurs études mais qui sont confrontés à des situations financières délicates ne leur permettant pas de se payer un billet d’avion pour voyager. Cela est regrettable.

      Florian DE VAULX

      (16 juillet 2019 - 11 h 40 min)

      Je suis d’accord avec vous dans l’ensemble. Cependant il est très difficile de faire du 100% à distance pour les partiels car il est nécessaire de s’assurer, surtout à ce niveau d’études, que les connaissances assimilées sont bien celles de l’étudiant inscrit. Les universités et organismes de formation sont tout de même conscients de ce que vous dites très justement, et de plus en plus essaient de limiter les déplacements, regrouper les partiels sur le moins de temps possible, etc… Il faut aussi rappeler (notamment aux étudiants francophones en dehors de la France) qu’il existe des bourses spécifiques pour prendre en charge ce genre de frais, voir par exemple le Master 2 Droit International et Européen des Droits Fondamentaux MDIEDF (à Nantes) qui propose des allocations d’études à distance.

    comte

    (22 juillet 2019 - 13 h 59 min)

    Bonjour,

    En poste depuis un dizaine d’années dans une collectivité territoriale, en charge des ressources humaines et de l’administration générale, je souhaite pouvoir me perfectionner et acquérir des bases juridiques solides.

    Cela fait des années que je pense reprendre mes études, les universités à proximité de chez moi ne dispensent pas de cours à distance et en faisant des recherches sur internet j’ai trouvé votre article.

    La motivation est bien présente mais avant de me lancer dans les études j’ai besoin d’avoir tous les éléments en main.

    J’ai déjà présenté des concours administratifs et sais le temps dont je dispose pour travailler mes cours.
    Entre le travail, les enfants et la maison, je peux me réserver 1h30 à 2h00 tous les jours de la semaine (1h de plus quand les enfants sont au sport le mercredi) et entre 3h et 6h le week-end.

    A partir du mois de mars je débute une préparation pour le concours d’attaché territorial.

    J’ai besoin d’un avis avisé, pensez-vous que le temps que je vais pouvoir accorder à mes études de droit sera suffisant.
    Comment faisiez -vous pour vous organiser ?

    Merci pour les renseignements et conseils que vous pourrez m’apporter.

    Bien cordialement

      Florian DE VAULX

      (22 juillet 2019 - 14 h 24 min)

      Bonjour,
      Je comprends que vous envisagez de vous lancer dans des études de droit à distance en même temps que votre prépa au concours d’attaché, mais j’ai peut-être mal compris ? De manière générale, je conseille plutôt de finir le droit avant d’enchaîner sur une prépa. Faire les deux en même temps est possible pour les étudiants « à temps plein » (qui sont sur place ou qui ont une disponibilité de 100%), c’est souvent ce qu’ils font en M2 par exemple. En revanche pour des professionnels en reconversion comme c’était aussi mon cas, c’est quasiment mission impossible de jongler entre une année de droit, une prépa, et simultanément son travail dans la « vraie vie » (outre les aspects familiaux, enfants etc). Le mieux est de finir « proprement » son droit, puis d’enchaîner sur une prépa.
      Par ailleurs, le concours d’attaché territorial (cat A.) étant très orienté droit administratif, je ne peux que vous conseiller vers un cursus de droit public. Paris et Rouen font des master droit public il me semble. Enfin pour la prépa, je conseille un IPAG éventuellement à distance et je déconseille les prépas privés.
      Au plaisir de vous lire

    comte

    (22 juillet 2019 - 15 h 10 min)

    Merci pour votre réponse.

    J’ai réussi les test d’accès à la préparation du CNFPT qui débute en mars 2020.

    J’ai bien peur de ne pas avoir le temps nécessaire pour les cours de droit à distance et une préparation concours en parallèle. Je vais probablement repousser d’un an mon inscription à l’université.
    Je souhaite faire du droit de manière plus généraliste puis me spécialiser par la suite.
    Encore merci.
    Bien cordialement.

    Mady Aboubakar

    (17 août 2019 - 13 h 40 min)

    Je suis vraiment intéressée

    Briska

    (1 septembre 2019 - 22 h 25 min)

    Bonjour,
    D’abord merci pour le site. J’interviens car j’ai besoin d’aide. Je vais suivre une L3 en économie cette année et j’avais postulé au DU CEJS droit international à distance (Grenoble) car la matière m’intéresse et il est assez vraisemblable qu’elle me serve pour une orientation future. Néanmoins, je l’avais fait un peu par culot vu mon cursus pauvre en droit, et voilà qu’à ma surprise, je me retrouve accepté.
    Alors j’en viens au questions :
    – N’est-ce pas un peu présomptueux en termes de travail de vouloir cumuler le tout? Je n’arrive pas à mesurer le volume de travail qu’imposent les cinq matières que je vais devoir choisir. Quelqu’un est-il déjà passé par la?
    – Quelles sont les matières les plus lourdes? Il me semble à la lecture des avis glanés ici et là que le droit international privé tient une bonne place mais qu’en est-il du reste?
    Merciii!
    Briska

      Florian DE VAULX

      (2 septembre 2019 - 5 h 06 min)

      Bonjour,
      Je ne vais malheureusement pas pouvoir vous répondre pour les questions sur les matières et le volume au sein du DU que vous envisagez car je ne le connais pas. En revanche concernant le fait de savoir si l’on peut cumuler une L3 et un DU, c’est bien possible, mais tout dépends de votre situation personnelle! Si vous ne travaillez pas à côté (donc statut étudiant classique) alors cela me paraît tout à fait envisageable et en pratique beaucoup le font. Si à l’inverse vous êtes en activité, un « triple » cumul ne fait jamais très bon ménage : vérifiez la quotité horaire de votre DU : certains DU sont en réalité très court (moins de 200h) quand d’autres sont « monstrueux » (jusqu’à 700h) en terme de volume horaire. C’est cela qui permet de déterminer la masse de travail qu’il vous faudra fournir.
      Enfin je vous donne mon avis sur un dernier point : n’ayez pas peur de votre faible niveau en droit que vous évoquez pour aborder le DIP, c’est une matière assez particulière avec son propre raisonnement et il est tout à fait possible d’y être performant sans être juriste selon moi.
      Bien cordialement

    Briska

    (2 septembre 2019 - 13 h 30 min)

    Merci Florian, vous êtes super.

    Karine

    (30 septembre 2019 - 8 h 11 min)

    Bonjour et merci de votre article. Je fais partie de ceux et celles qui cumulent études et activités professionnelles depuis des années. Après une reprise d’étude entamée après 30 ans, j’ai osé entreprendre une reconversion professionnelle avec tous les inconvénients que cela suppose. Après donc un master de sport pour être professeur d’EPS, je me suis orientée vers la comptabilité pour mener à bien mon projet de création d’entreprise. J’ai donc obtenu mes diplômes de sport par correspondance ( licence et master) en 2010 et 2013. Je rejoins en effet MADI quant aux coûts liés aux déplacements, frais d’hébergement et repas à prévoir pour passer ses examens. Ceci est d’autant plus vrai pour moi qui suis Domienne ! Il est vrai aussi que je me suis toujours intéressée au droit car plus jeune j’aspirais à être avocate. C’est donc naturellement que je suis inscrite cette année pour préparer un DU droit des entreprises en difficulté à IEJ de Paris 1. Cependant la passerelle vers les études de droit est compliquée pour ne pas dire impossible. J’ai essuyé beaucoup de refus avant d’intégrer une école de droit. Mais, je pose la question de la légitimité d’un DU pour une poursuite d’étude. J’avoue que que cette question m’obsède. Florian, vous qui connaissez IEJ de PARIS 1, peut-être pourriez-vous m’aiguiller dans ce sens ? Ce DU de niveau M1, permet de créditer 80 ECTS et sur la plaquette de présentation, cet aspect n’est pas vraiment précisé. J’aimerais me spécialiser dans la fiscalité d’entreprise et poursuivre vers un M1 droit des affaires par exemple.

      Florian DE VAULX

      (30 septembre 2019 - 8 h 36 min)

      Bonjour Karine,
      Félicitations déjà pour ce parcours. Quant à votre question, je ne peux pas apporter de réponse totalement rassurante mais tout de même quelques éléments de réponses (en plus vous abordez plusieurs points importants qui me permettent de faire quelques précisions sur cet article).

      Sur la passerelle en droit: difficulté d’être parachuté en L3, M1, M2… : Tout d’abord je suis d’accord avec vous, si le candidat n’a absolument pas de diplôme en droit, ce sera très compliqué de solliciter une VAE/VES. En revanche, les dominantes proches (eco gestion compta etc…) ont toutes leurs chances, de même que toutes les disciplines universitaires littéraires (lettres, philo, ..).
      sur l’idée de passer par un DU Evidemment, c’est l’idée la plus logique car les DU acceptent les candidats plus facilement. Je trouve aussi que c’est une bonne idée, voir la seule bonne idée dans le cas que vous décrivez si vous avez déjà essuyé des refus d’intégrations. Donc je ne peux que vous encourager !
      Valeur d’un DU, ECTS, équivalence bac+3, bac+4, bac+5, …C’est une question importante puisque l’on souhaite connaître la valeur de son futur diplôme avant de se lancer. Un Diplôme Universitaire (DU) n’est pas un diplôme national reconnu dans la LMD (Licence-Master-Doctorat), on ne peut donc pas dire qu’il ait une équivalence quelle qu’elle soit. Beaucoup de facs font figurer la mention « équivalent bac+3, bac+4 » à titre indicatif. Les DU restent de « vrais » diplômes pour autant, et effectivement il est parfois fait état de l’attribution de crédits ECTS. Sur ce point je ne vais pas trop m’engager, j’ai toujours été surpris de cela. A l’époque j’ai passé un DU en droit à l’IEJ de Paris 1 (la plaquette indiquait l’obtention des ECTS niveau bac+5 ). Sur mon relevé de notes figurait effectivement les crédits en question, sans autre précision… Pour conclure, même si je doute de l’attribution réelle de ces crédits européens par un DU, ils y sont marqués et il est donc possible de s’en prévaloir. Important : cette stratégie aura toutes les chances d’être gagnante si c’est auprès de la MÊME fac que vous postulez ensuite dans le cursus classique (ex M1 au CAVEJ, si vous avez passé votre DU droit des entreprises en difficulté). S’agissant de leur propre DU, ils le reconnaîtront plus facilement que d’autres facs.

      Petite précision sur les VAE/VES/VAP85… Sans rentrer dans le détail de toutes les voies d’accès dérogatoire, j’en profite pour préciser qu’un titulaire de master d’une autre spécialité (ex, vous STAPS) qui a donc obtenu le grade universitaire de master par exemple (peu importe la discipline) n’a pas besoin de passer par une VAP puisqu’il dispose du niveau universitaire requis. Concrètement, dans votre cas il serait par ex. possible d’intégrer un M2 en droit sans avoir à passer par une VAE ou VAP. En tout état de cause c’est le corps enseignant qui décide l’accès ou non, ce qui bien-sûr est le principal obstacle si le CV est léger niveau Droit. Je connais plusieurs informaticiens bac+5 qui ont ainsi intégré un M2 droit des affaires spécialisés en droit de l’Internet, sans jamais avoir fait aucune étude en droit.

      Bon courage pour votre année universitaire!

        Karine

        (30 septembre 2019 - 16 h 15 min)

        Merci Florian ! Merci pour vos commentaires aussi rassurants que pragmatiques ! C’est en effet la stratégie que j’envisageais de mettre en place : faire valoir mon DU à Paris 1 pour enfin intégrer une filière en droit dans cette même école par l’intermédiaire du CAVEJ. Mais, il faut effectivement préciser que cette « passerelle » est à l’appréciation de chaque université. C’est le commentaire de BRISKA qui m’a interpellée. Après vérification, le DU qu’elle envisage de préparer ne permet pas de faire de passerelle avec le cursus de droit classique. Il est bien précisé que l’entrée en M1 est réservée aux seuls titulaires d’une L3 de DROIT, la L3 d’une L2… D’autres précisions sont également importantes quant aux études à distance, l’offre de formation continue (parcours et spécialité) est moins intéressante qu’en présentiel et en formation initiale. Souvent, je suis obligée de faire des choix en fonction de l’offre pour ne pas dire que je choisis une spécialité par « dépit ». C’était le cas pour ma licence STAPS par exemple où j’ai dû choisir une spécialité « entraînement sportif » alors que j’envisageais d’enseigner l’EPS à l’école. Par ailleurs, les études par correspondance coûtent cher, très cher ! Les frais pédagogiques pour la préparation d’un diplôme peuvent coûter plus de 4000€ l’année (hors déplacement et frais d’hébergement et restauration ! C’est un vrai budget à consacrer pour la reprise d’étude en plus d’une organisation de vie familiale et professionnelle. Il faut en être conscient ! Pour ma part, je ne lâche rien, je m’accroche parce que je veux absolument obtenir mon diplôme de droit avec une spécialité fiscalité d’entreprise. Préparer ce DU est déjà une petite victoire. RDV donc la rentrée prochaine pour connaître l’issue de mon parcours du combattant après l’obtention, je l’espère, de mon DU DED en 2020 ! J’espère aussi par ce témoignage, inciter, ceux qui essuient des échecs à ne rien abandonner ! Je pense notamment à Omar. Frapper à toutes les portes, la fin justifie les moyens ….

    sweety ssima

    (24 octobre 2019 - 16 h 00 min)

    bonjour
    je suis assistante sociale et souhaite reprendre une l1 de droit dans le but de devenir avocate spécialité en criminologie. je sais c’est très ambitieux mais bon pourquoi pas espérer..

    j’ai déjà les cours du cavej que pensez vous de cette université ? sinon Paris 8 offre cette spécialité en du par la suite qu’en pensez vous ?

    merci de votre réponse

    Florian DE VAULX

    (27 octobre 2019 - 8 h 03 min)

    Bonjour,

    On dira plutôt avocat en droit pénal qu’en « criminologie », car la criminologie est une discipline plutôt théorique et universitaire (statistiques notamment) et finalement peu orienté vers la pratique (même si les séries américaines en donne une fausse idée). Il est possible d’être « criminologue » (statut qui n’existe pas en France et n’est donc pas protégé) mais cela revient plutôt à être chercheur, étudier les phénomènes criminologiques, ou pour les plus « connus », faire des analyses en live à la télé… Enfin bien souvent la criminologie est le point de rencontre idéal entre le droit et la psychologie, on retrouve là encore l’idée du « profiler » américain (mais pas que fictif, car la gendarmerie en France dispose d’un service de quelques psychologues officiers « profilers »). Dans la justice, ce seront par exemple des psychologues expert judiciaire ayant fait le DU dont vous parlez par exemple, mais qui à la base sont psychologues.

    Pour vous répondre très concrètement, pour devenir avocat il faut : posséder un Master 1 en droit, réussir un examen d’accès à l’école d’avocat (le célèbre CRFPA) puis finir l’école et obtenir le CAPA (plus une formalité que l’examen d’entrée qui lui est un véritable « concours » qui n’en a pas le nom).

    Donc conclusion, c’est très bien vu d’avoir commencé par la L1 au CAVEJ. Il faut en effet le cursus classique, surtout que les épreuves du CRFPA sont purement juridiques sur des notions fondamentales que l’on voit durant ces premières années de droit. (c’est pour cela qu’il est difficile de le décrocher pour un profil « non-juriste » ayant obtenu le M1/M2 par la VAE/VAP). Pour ces mêmes raisons et au vu de votre projet, je ne vous conseille pas le DU en Criminologie, mais plutôt d’approfondir le droit pénal pur si c’est dans ce domaine que vous voulez exercez plus tard. Il existe une spécialité à distance dès le M1 à Toulouse : Master 1 droit pénal et sciences criminelles qui me semble tout indiqué pour votre projet.

    Enfin sachez que, selon moi, beaucoup de qualités professionnelles sont communes entre les avocats et les assistants sociaux (écoute, prise en compte des difficultés, aider dans les démarches, public en difficulté sociale…) donc vous avez toute légitimité, pas de mal à être ambitieux!

    Bien cordialement

    LOND

    (6 décembre 2019 - 13 h 47 min)

    Bonjour,

    Je souhaite faire mes étude de Droit à distance, pour en parallèle faire un stage de long durée au sein d’un service juridique.
    Quels organismes me conseillerez- vous pour faire ma licence à distance? (J’habite en région parisienne).

    constance

    (15 décembre 2019 - 16 h 31 min)

    Bonjour,
    J’ai le projet très ambitieux, de présenter le 2 eme concours de l’E.N.M. Je vais reprendre des études de droit et donc commencer une licence de droit. Je me pose plusieurs questions : Une licence de droit m’apportera t-elle suffisamment de connaissances pour prétendre à ce concours ? Est il plus judicieux d’aller jusqu’en M1 (au minimun) ? Quelle université pour un cursus de droit à distance pourriez vous me conseiller ( étant donné mon projet professionnel) ?
    D’avance merci pour l’aide que vous pourrez m’apporter.
    Bien à vous ,

    Constance

      Florian DE VAULX

      (15 décembre 2019 - 16 h 59 min)

      Bonjour Constance,

      Je vais me permettre de vous répondre assez précisément, m’étant moi-même posé des questions très similaires dans mon passé professionnel. Il n’y a pas de « cursus type » ou obligatoire, mais il faut être honnête en constatant que les lauréats (2ème concours d’accès) ont tous très souvent au minimum le M1 en droit, sauf très rares exceptions. Si ce n’est pas le cas, non seulement le risque est d’abord de ne pas passer les épreuves écrites d’admissibilité qui portent intégralement sur le programme de L1 à M1 inclus, mais encore (et surtout) de ne pas avoir la légitimité nécessaire au yeux du jury d’admission au grand oral.

      Le parcours nécessaire est donc selon moi L1-L2-L3-M1 à distance (voir la liste en fin de cet article) + typiquement 1 année de préparation à distance telle que celle permise par Paris 1, à travers le DUEPJ (Diplôme d’Études et Pratiques Judiciaires). Et bien-sûr posséder les 4 ans d’ancienneté dans la fonction publique, prérequis suffisant pour se présenter « physiquement » au concours, mais certainement pas « sérieusement ».

      Enfin je finirai ma réponse en vous conseillant de prendre le temps de bien réfléchir à l’aspect « vocation » du projet avant de réfléchir à l’aspect « comment y arriver » (ce que vous avez peut-être déjà fait). Par exemple, vous pouvez utilement réfléchir à ce type de question intérieure : ai-je une vision claire de ce qu’est le métier de magistrat (uniquement possible avec des stages, et encore), de ce qu’il implique au quotidien et dans la vie que je souhaite mener demain, suis-je attirée par cette carrière pour de « bonnes raisons » et non de mauvaises telles que l’apparat ou autre raison non avouée ou inconscientes, etc… Si vous sentez que oui, foncez. Sinon, le bonheur est peut-être ailleurs.

      Bien cordialement

    Malinah

    (17 janvier 2020 - 20 h 49 min)

    Bonjour,

    Pour une personne titulaire d’un Master en Ingénierie et un MS en Management en école de commerce, souhaitant faire des études de droit par correspondance (parallèlement à une activité professionnelle), que conseillez-vous ?
    En effet, j’ai eu quelques cours de droit (droit des affaires) en école de commerce, qui ont suscité ma curiosité et que j’ai trouvé très intéressants.

    Je me posais donc la question d’une éventualité de poursuite d’études de droit à l’avenir, quand je suis tombée sur ce site.

    Merci d’avance

      la Rédaction

      (17 janvier 2020 - 20 h 53 min)

      Bonjour,
      Tout dépends de votre projet professionnel et ce que vous souhaitez faire ? Plusieurs facultés proposent des cursus à distance (listées à la fin de cet article).

    Sandra

    (20 janvier 2020 - 3 h 28 min)

    Bonjour.

    La lectures des commentaires a suscité plusieurs interrogations :
    – quelle type d expérience professionnelle peut permettre l acquisition d un diplôme de droit par vae ?
    – Est ce qu une licence de psychologie est susceptible d ouvrir droit a une équivalence ? Vers quel diplôme elle permettrait une passerelle?
    -Est ce que les élèves issus d un parcours vae ou d une équivalence sont aussi légitimes que les autres ? Disposent ils des mêmes chances de réussite ou vaut il mieux reprendre l intégralité du cursus a distance ?
    Merci.
    Bien cordialement.

      Florian DE VAULX

      (22 janvier 2020 - 12 h 34 min)

      Bonjour,
      – Il n’y a pas de réponse type concernant l’expérience professionnelle pour l’acquisition d’un diplôme de droit par la VAE : il faut se reporter aux textes en la matière et à l’esprit de la VAE : il s’agit d’avoir acquis les connaissances concernées d’une autre manière (par la voie professionnelle). Typiquement une assistante juridique avec une longue expérience, etc… (mais il n’y a aucun profil type encore une fois !) ;
      – Une licence de psychologie (donc domaine des sciences humaines et sociales) : à mon sens il y a peu ou pas d’équivalences au sens universitaire, mais attention ! Encore une fois, j’ai connu par exemple des informaticiens purs, admis en M2 Droit directement car spécialité droit de l’internet… Donc s’il existe un M2 droit de type Criminologie, qu’il s’agit de votre projet (souvent le cas pour les doubles parcours droit/psy) et qu’à côté vous justifiez d’une expérience que vous pouvez « vendre » pour les aspects juridiques, à voir…
      La question de la légitimité : excellente question ! Tout d’abord je commencerai par dire qu’à la limite, vous vous en fichez de ce que peuvent penser un tel ou un tel lorsque vous êtes admis par équivalence dans un cursus. Si une admission en VES/VAP a été prononcée, c’est qu’une commission a décidé que vous aviez les prérequis. Ensuite en pratique c’est évident qu’il peut y avoir ce genre d’état d’esprit, qui peut même apparaître comme légitime car les premières années en droit sont particulièrement difficiles et sélectives, par rapport à d’autres domaines en université. Par ailleurs une personne qui obtient directement un M2 Droit sans avoir passé les 4 premières années aura nécessairement des carences vis à vis d’un juriste pur (mais il n’y a jamais rien d’irrattrapable). Enfin, quant à votre question de savoir s’il vaut mieux reprendre l’intégralité du cursus, je dirais que c’est évidemment le plus « sage » mais tout dépends de votre motivation, envie, temps et peut être aussi, de « où vous en êtes dans la vie » (âge, situation familiale, disponibilité,..).

    Claire

    (22 janvier 2020 - 11 h 02 min)

    Bonjour,
    Je suis actuellement en Licence de sciences politiques et je voudrais suivre en parallèle une licence de Droit. Pour ne pas me surcharger, je cherche une formation à distance qui divise la licence 1 de droit en deux années. Je ne trouve aucune information relative à un tel programme, avez-vous des universités à me conseiller ?
    Je vous remercie.

      Florian DE VAULX

      (22 janvier 2020 - 12 h 39 min)

      Bonjour,
      Tout d’abord la licence science politique et la licence de droit ont des traits communs (notamment des matières communes, en tout cas à mon époque). Je ne sais même pas si cela vaut vraiment le coup de faire les deux tant elles peuvent mener aux mêmes débouchés tant universitaire (surtout en droit public) que professionnelles, mais attention ce n’est que mon avis. Dans tous les cas, il est possible de vous inscrire à distance dans l’une des facs que j’ai listé sur cette article (en fin de page) et valider par exemple 1 semestre au titre de la première année, puis le 2ème au titre d’une deuxième année, puisqu’en fac on conserve le bénéfice des semestres même en redoublant (encore une fois, à mon époque)

    LISA

    (10 février 2020 - 11 h 13 min)

    Bonjour,

    Merci pour la qualité de cet article. C’est très clair et on y trouve beaucoup de réponses.
    Je voudrais reprendre mes études en L1 de droit à distance après avoir passée un DAEU A en 2012. J’ai depuis, repris une vie professionnelle. Grâce à votre article, je pense m’orienter vers le CAVEJ ou l’Université de Rouen mais comment s’inscrire ? Il n’est mentionné nulle part les dates d’inscriptions et ne disposant pas de numéro d’élève il n’est pas possible de passer par parcousup.
    Autre question, les études à distances permettent-elles d’acquérir le même niveau que des étudiants en présentiels ? Les partiels des élèves étudiant à distance sont-ils réussi ?
    Merci pour vos réponses, a bientôt.

      Florian DE VAULX

      (4 mars 2020 - 8 h 12 min)

      Bonjour, merci pour vos questions.
      Une précision importante : toutes les personnes qui ont interrompu leurs études depuis au moins 2 années, doivent s’inscrire sous le régime de la formation continue. Cela signifie que vous dépendez d’un service qui porte généralement le même nom (Service de la Formation Continue) et pas du système classique, en opposition, de la formation initiale des étudiants. Donc, le nouveau Parcoursup ne vous concerne normalement pas du tout. Concernant des structures comme le CAVEJ, ils doivent avoir l’habitude d’inscrire les gens en régime de formation continue, donc je suis surpris que vous ne trouviez pas d’infos. Il faut chercher, sinon appeler directement. Pour Rouen, même chose… Mais il est certain qu’au début c’est déjà la première épreuve : arriver à y voir clair dans le fonctionnement administratif de la fac choisie et enfin s’inscrire…
      Une dernière précision concernant les frais d’inscription en formation continue. Il faut savoir que ces frais peuvent varier de manière importante d’une fac à l’autre (surtout en M2), je vous conseille de bien regarder tout cela. Il peut aussi exister des possibilités de financement (MonCompteFormation, Pôle Emploi, OPCO, Employeur) selon vos situations respectives, mais malheureusement les services de formation continue des universités ne sont pas toujours bien au courant…

    FAVIER CAROLINE

    (12 février 2020 - 14 h 09 min)

    Bonjour
    titulaire d’un master 2 histoire obtenu il y a 20 ans, adjoint administratif hospitalier facturation, je souhaite reprendre mes études et j’hésites entre capacité en droit et L1 droit: pourriez vous me dire lequel est plus facile ? merci par avance

      Florian DE VAULX

      (4 mars 2020 - 8 h 02 min)

      Bonjour,
      Le plus « facile », je ne saurai pas vraiment vous répondre, on aurait tendance à dire la capacité puisqu’elle est techniquement au niveau inférieur, mais je ne pense pas que ce soit si évident (surtout qu’elle se fait en 2 ans, contre 1 année pour la L1). Dans votre cas et vu votre M2 en Histoire, je ne trouve pas cela adapté de faire une capacité (généralement réalisé par les non-bacheliers pour pouvoir ensuite rentrer en L1), je vous conseillerais plutôt de faire directement la L1.

    Audrey

    (1 mars 2020 - 17 h 41 min)

    Bonjour,

    J’ai 36 ans je suis maman de 2 enfants et travaille à temps plein dans une pharmacie. Je souhaiterais effectuer une reconversion professionnelle dans le domaine du droit. (je suis titulaire du Bac sciences médico sociales obtenu en 2002)

    La licence de droit à distance est la seule solution qui s’offre à moi, car je ne peux m’arrêter de travailler. J’ai déjà fait pal mal de recherches sur les organismes (j’hésite entre le CAVEJ, ou AGOR@SSAS).
    Je me suis renseignée sur le programme des différentes années qui est bien rempli.
    De ce fait, je me demande combien d’heures par jour et/ou semaine faudrait-il consacrer à étudier en moyenne (visionnage des cours et travail personnel compris)?Je sais que c’est différent d’une personne à une autre mais j’aimerais avoir une moyenne.

    Avant de me lancer éventuellement dans cette reconversion je souhaite avoir toutes les infos nécessaires.

    Merci d’avance pour votre réponse.

    Cordialement.

      Florian DE VAULX

      (4 mars 2020 - 7 h 59 min)

      Bonjour,
      Félicitations pour votre projet. Il est assez difficile de donner une estimation horaire tant cela est personnel, comme vous l’avez souligné. Une base de 1 à 2h par jour de travail me paraît suffisante (en semaine), si vous pouvez une fois le week-end venu y passer un temps plus important (4 à 5h par jour). En réalité, de ma propre expérience, ce qui compte le plus c’est aussi les jours de congés que vous pourrez prendre avant les examens (pour réviser les partiels). Chacun sa manière de travailler, et évidemment il faut privilégier la régularité, mais ce n’est pas toujours possible quand on est en activité. Personnellement je fonctionnais avec de grosses périodes de « rushs » avant les partiels, en prenant l’intégralité de mes congés pour ces périodes (3 semaines de révisions avant chaque partiel de semestre par exemple) avec un véritable « plan de guerre » en terme d’organisation de révision (prise en compte des coefficients importants en priorité, planning de révision pour chaque matière etc). L’avantage de cette méthode, c’est que vous serez plutôt efficace dans la « restitution » à court terme (donc pour les examens) mais l’inconvénient, c’est précisément que vous mémorisez moins bien pour le long terme qu’avec une méthode de travail plus assidue tout au long de l’année. Il faut privilégier, quand cela est possible, l’assiduité (qui cause aussi moins de « souffrances » avant les partiels !)

    Manon

    (27 mars 2020 - 10 h 34 min)

    Bonjour,
    Je tiens a vous remercier pour cet article, il est très clair et surtout motivant !
    Je me permets de vous écrire car j’aimerais avoir votre avis.

    Je suis actuellement salarié en tant que chargée de déclaration sinistre dans une mutuelle d’assurance. J’ai pour objectif d’évoluer et de rejoindre le service « protection juridique » de ma société. Pour cela ils demandent de préférence un Bac+4 en droit (sans précision particulière).
    J’ai comme diplôme un DUT animation social et socioculturelle ainsi que Licence chef de projet événementiel. J’ai étudié le droit du travail durant ce cursus et apprend personnellement de mon côté les bases du droit. J’utilise quelques notions dans le cadre de mon travail également . Mais mes connaissances sont légères ou spécialisées assurance.
    Je souhaite effectuer un M1 en droit privé à distance, cependant je me dis que cela risque d’être compliqué concernant le niveau, non?
    Avec ma licence, puis-je à votre avis passer directement en L3 droit et après faire un M1 droit privé?
    Je regardais également la capacité de droit ou des DU à distance (qui sont tout de suite très spécialisés…) mais je ne sais pas trop si c’est la bonne direction pour moi.
    Je suis actuellement un peu perdue, je ne me rends pas compte du niveau de M1 et je vous avoue ne pas avoir forcement envie de repartir à « zéro » avec une licence en 3 années..
    Merci d’avance pour votre retour. Très bonne journée

      Florian DE VAULX

      (2 avril 2020 - 13 h 23 min)

      Bonjour Manon,
      Merci pour vos questions. Concernant le fait que le M1 Droit privé risque d’être compliqué avec seulement des connaissances légères, je vous le confirme…! Surtout, il est probable que vous n’y soyez pas admise sans licence de droit, à voir en fonction de ce que vous pourriez faire jouer côté expérience professionnelle (VAP85). Pour la seconde question (passer directement en L3 Droit avec une licence « chef de projet événementiel ») c’est un peu la même chose et je pense que là encore, en soi cela ne correspond pas à votre niveau d’acquis universitaires puisque non particulièrement juridique (et même en cas d’acceptation, vous auriez de très grosses difficultés à suivre et à valider vos partiels en L3).
      Je comprend que vous n’ayez pas envie de « repartir à zero », et des solutions intermédiaires peuvent parfois être (partiellement) satisfaisantes. Il est ainsi possible de démarrer du début, mais en demandant la validation de certaines matières (par VES ou VAE partiel) tout au long de vos 4 années, ce qui vous permettrait de les passer avec moins de contraintes. Autre option, intégrer directement la L2 (dans laquelle nous voyons des fondamentaux tels que la responsabilité contractuelle et delictuelle, qui sont des gros piliers incontournables des études de droit, sans lesquels vos demandes d’accès aux niveaux supérieurs seront plus difficiles)
      Enfin concernant la capacité cela ne me semble pas adapté à votre cas (autant démarrer en L1) pas plus des DU spécialisés.

    Arthur

    (2 avril 2020 - 12 h 11 min)

    Bonjour,
    Premièrement merci beaucoup pour la clarté et la justesse de votre article. Je suis actuellement en Master of Science in « Sports Industry Management » au campus de Paris de l’Emlyon Business School. En septembre 2020, j’entamerai donc ma deuxième année de master et j’envisageais depuis un moment de suivre en parallèle un master de droit des affaires à distance dans l’optique de devenir juriste dans le domaine du sport? Mon profil correspond-t-il, selon vous, à une éventuelle admission en septembre 2020 en master 1 droit des affaire au CAVEJ en parallèle de ma deuxième année de master à l’Emlyon?
    Merci d’avance pour votre aide,
    Bien cordialement,

      Florian DE VAULX

      (2 avril 2020 - 13 h 39 min)

      Bonjour Arthur,
      Concernant votre diplôme, tout dépends s’il y a dans le programme officiel de ce diplôme beaucoup de notions liées aux droit du affaires. En principe les « Mastères », titres RNCP et autres diplômes labellisés par la Conférence des Grandes Écoles (ce qui est le cas du votre) sont très professionnalisant, et en ce qui vous concerne tourné apparemment vers le management dans l’industrie sportive. Si ces diplômes sont bien vus dans le contexte professionnel, ils sont peut-être moins susceptibles d’emporter l’adhésion d’enseignants des universités classiques (qui sont ceux qui décident de votre admission par VES ou VAP directement en M1 pour reprendre votre projet).
      A l’inverse, un M1 en Droit des affaires reste encore très généraliste, et vous n’aurez pas les acquis d’une licence de droit classique qui vous donne notamment les bases en droit privé (contrats, responsabilité, droit des sociétés, droit social..). Tout dépends cependant de votre parcours AVANT ce diplôme… Pour conclure, si je ne prend strictement qu’en compte votre 1ère année dans ce diplôme privé, je dirais qu’il est assez improbable que vous soyez admis en M1 Droit des affaires. Cela changera en fonction de votre parcours antérieur. Enfin, je trouve aussi un peu risqué de vouloir suivre la 2ème année de votre diplôme en même temps que le M1 (qui est une année exigeante en droit, plus encore que le M2 selon moi). Bon courage et en tout cas bravo pour votre motivation!

    Julien

    (3 avril 2020 - 20 h 56 min)

    Bonjour,

    Je tombe sur cette page qui est rédigée avec une très grande clarté, et j’apprécie grandement la qualité des réponses que vous apportez soigneusement à toutes les questions. A mon tour, je souhaiterais profiter des lumières de votre expérience et de votre parcours.

    Je suis professeur de philosophie, titulaire d’un Master recherches et du CAPES. J’enseigne depuis 6 ans et ai 31 ans. J’aimerais me réorienter pour devenir procureur.
    Pour des raisons financières, je ne peux m’arrêter d’enseigner mais le métier d’enseignant permet d’organiser son temps de travail personnel – heures en dehors des heures devant les élèves – comme on le souhaite. En revanche, aucun emploi du temps ne pourra me permettre de suivre une licence en présentiel ; c’est pourquoi j’ai décidé de suivre des cours à distance. D’où ma 1ère question :

    1) Quel est, d’après tout ce que vous pouvez savoir de bonnes sources, l’université qui propose le meilleur accompagnement à distance ? Je sais combien la pédagogie et la clarté des cours sont importantes, plus que la réputation. Aussi ce critère m’apparaît-il comme décisif pour mon choix. Malheureusement, les sites ne précisent pas bien si les cours sont exclusivement papiers, s’il y a des possibilités de visioconférence, de TD/TP à distance (même si cela semble antinomique) ! Je devine bien l’inégalité dans la qualité des cours préparés par les enseignants (comme c’est le cas dans mon milieu).

    2) Pensez-vous qu’il est stratégique de demander une équivalence pour entrer en L2 ? Mon expérience de professeur et la discipline que j’enseigne et continue d’étudier m’offrent les atouts que j’essaye de transmettre aussi, tels que la rigueur, l’abstraction, l’analyse, etc., et j’ai peur tout à la fois de perdre un an et de faire échouer la deuxième si les fondamentaux ne sont pas acquis. Autrement dit, la question de l’équivalence revient à poser la question du statut des connaissances que la L1 transmet et que l’on doit maîtriser à l’entrée de la L2. Sont-elles décisives ? Leur quantité est-elle « rattrapable » en cours d’été ? Il s’avère que mon frère a des cours tapuscrits de licence de droits, qu’il a passée à l’ICES.

    Merci d’avance pour votre réponse et pour cette page très éclairante !

      Florian DE VAULX

      (18 avril 2020 - 11 h 17 min)

      Bonjour Julien
      Voici ma réponse avec un peu de retard, merci pour vos questions auxquelles je vais tenter de répondre dans l’ordre :
      1°) Vous avez raison, il y a très certainement des inégalités de qualité entre les différentes facultés qui proposent des études de droit en E-Learning. En revanche, c’est très difficile de vous dire que l’une ou l’autre serait meilleure, et je commencerai même par dire qu’en tout état de cause, le fait de suivre un cursus à distance, c’est déjà accepter le fait que la qualité sera moindre qu’en présentiel. Vous aurez un suivi très souvent inexistant (il faut en effet être honnête sur cet aspect), et mêmes parfois des difficultés à avoir des retours à vos réponses. J’ai fréquenté 4 universités différentes dans mon propre parcours à distance : elles avaient toutes de grosses lacunes sur ces aspects là. C’est pour cela que je préviens dans cet article qu’il est nécessaire d’avoir un sens de l’autonomie très aigu pour mener le projet à bien. Les seuls TD/TP à distance que j’ai eu étaient à partir du M2 à distance (Strasbourg) et d’un DU (Paris 1). De la L1 au M1, je n’ai jamais eu aucune conférence (Rouen), je ne sais pas en revanche si le CAVEJ propose un meilleur suivi, il faudrait voir… Enfin, en doctorat, il n’y a plus de suivi quel qu’il soit et l’autonomie dont je parlais est plus que jamais de rigueur, bien que des formations transversales soient proposées par l’école doctorale.

      2°) Concernant le fait d’intégrer la L2, éventuellement en rattrapant l’essentiel de la L1, au vu de votre profil oui je dirais c’est tout à fait adapté. C’est surtout la L2 qu’il ne faut, à mon sens, pas passer car c’est durant cette année que des notions essentielles telles que la responsabilité ou les contrats sont abordées. Il faut quand-même vérifier les maquettes concernées, mais en gros de mémoire les 2 principales matières en L1 qu’il faudrait rattraper (par exemple 1 manuel à lire l’été comme vous disiez, idéalement juste avant d’attaquer en L2) sont : Introduction au droit privé, et droit constitutionnel.

      Enfin concernant votre projet de reconversion, vous serez particulièrement concerné par le 2ème concours d’accès de l’ENM (vu votre âge de 31 ans) ou d’ici là le concours complémentaire. Vous ne seriez pas le premier professeur de philosophie à faire ce parcours.
      Bonne continuation dans votre projet !

    gaillard

    (7 avril 2020 - 20 h 08 min)

    bonjour Florian,
    vous tombez bien et j’ai lu les divers échanges très intéressants!
    je suis en pleine réflexion (surtout en cette période complexe…. ). je travaille à temps plein aussi et eleve seule mon fils de 3 ans.
    J’ai 36 ans et j’ai un Master LEA. J’ai passé le capes de lettres l’an dernier en revisant via le cned mais je ne suis pas vraiment emballée par ce métier qui se dégrade de plus en plus….c’est malheureux d’ailleurs.
    Surtout ma principale « contrainte » est que je ne veux pas être mutée….J’ai la chance de vivre au Pays Basque et je compte bien y rester.
    Néanmoins, le gros souci justement est qu’ici il n’y a rien…..j’ai déjà contacté l’an dernier plusieurs fac pour voir si je pouvais intégrer une licence directement. Vous l’avez très bien dit et je confirme : si nous n’avons pas de solides bases en droit aucune chance d’éviter le parcours classique et les 5/6 ans de droit.
    Seulement savez vous si je peux trouver un fac plus proche peut etre?
    Toulouse serait la plus proche si je comprends bien?
    je n’ai pas peur de travailler mais j’ai peur de ne pas pouvoir « gérer » les déplacements ….
    merci pour votre site en tout cas
    bonne soirée

      Florian DE VAULX

      (18 avril 2020 - 11 h 25 min)

      Bonjour,
      Merci de nous confirmer votre retour sur la difficulté (voir impossibilité) de sauter des années si l’on a pas acquis les bases concernées soit par l’expérience professionnelle, soit par un autre cursus universitaire quasi équivalent… Pour votre question, je pense qu’il faut relativiser la question des déplacements, et peut-être orienter votre choix sur une faculté qui propose justement très peu de rassemblement. Pour ma part, je n’ai réalisé pendant des années que 2 allers-retours sur chaque année de droit : les partiels du 1er et du 2ème semestre. Il faudra bien-sûr en compter un 3ème en cas de 2ème session. J’imagine que Toulouse est relativement « proche » en effet, et je ne sais pas si Bordeaux propose du droit à distance. Il faudra donc s’organiser, 2 déplacements dans l’année c’est sûr que cela reste contraignant, mais c’est finalement un investissement acceptable pour obtenir les diplômes tout comme si vous étiez, en définitive, sur place.
      Je vous souhaite bon courage

    SIMON

    (11 avril 2020 - 12 h 52 min)

    Bonjour M. De Vaulx,
    Tout d’abord, un grand merci pour cet article complet, lucide mais également porteur d’encouragement!
    J’ai 47 ans, et travaille au sein d’un grand groupe depuis 5 ans à la revue, constitution et suivi auprès des administrations des permis de construire et autres autorisations d’utilisation du sol .
    Titulaire d’une maitrise en commerce international, mon parcours universitaire ne m’a pas préparé à ce genre d’exercice. Je m’auto-forme, mais j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes et d’acquérir de solides connaissances juridiques, qui me serviront à la fois dans mon domaine professionnel et personnel.
    Je souhaiterais m’inscrire en L1 auprès du CAVEJ et à Paris I. Me conseilleriez-vous de m’inscrire dans d’autres universités qui proposent des L1 en droit à distance, afin de multiplier mes chances d’être acceptée dans au moins un cursus? Les refus de dossiers auprès du CAVEJ sont-ils nombreux?
    Je vous remercie par avance pour vos conseils.
    Isabelle

      Florian DE VAULX

      (18 avril 2020 - 11 h 32 min)

      Bonjour Isabelle,
      Sauf erreur de ma part, je comprend dans votre commentaire que vous souhaitez vous inscrire en L1 au CAVEJ. Dès lors que vous avez le Bac (et en l’occurrence vous avez une maîtrise donc aucun problème) votre inscription en L1 est « de droit », aucun soucis à se faire donc. La question souvent évoquée d’être accepté ou non concerne ceux qui souhaitent intégrer directement une année du cursus après la L1, par exemple par la validation de l’expérience professionnelle, ou des études supérieures. Je me permet à ce titre une petite remarque ; au vu de l’ensemble des éléments que vous donnez, peut-être auriez-vous un intérêt à tenter une intégration directe en L2, tout en rattrapant les 2 matières fondamentales de L1 sur votre temps libre (cf ma réponse précédente à Julien sur le sujet). Je pense qu’il est possible que vous y soyez acceptée au vue de votre CV et profession qui concerne le droit public (marchés publics).

      En revanche si votre but est en effet d’acquérir l’intégralité des fondamentaux et que vous n’êtes pas spécialement pressée par un projet de reconversion ou autre, alors le choix d’intégrer tout au début par la L1 est une décision sage et qui a beaucoup de mérite.
      Bon courage dans votre projet !

    Thibaut

    (19 avril 2020 - 19 h 00 min)

    Bonjour Monsieur De Vaulx,

    Merci pour la clarté de votre présentation! Je me permets de vous écrire car je me pose des questions quand à l’enseignement à distance de droit. Actuellement en L3 en école de commerce sur Reims après 2 ans de classes préparatoires, j’aimerais en parallèle de mes études suivre des cours de droit afin de me préparer à entrer en Master droit de la procédure à la sortie de mon école afin de présenter par la suite le nouvel examen de commissaire de justice, accessible à présent après un M2 . L’objectif est de valider une L2 ou L3 de droit durant mes 4 années en école de commerce afin de pouvoir prétendre à entrer directement en Master 1 à la faculté après mon diplôme, afin de ne pas perdre trop de temps à reprendre tout à 0 en droit (d’autant que les études de commerce coûtent cher!). Cependant, la moitié de mon cursus en école de commerce consiste en des stages, parfois à l’étranger. Le problème est donc que cela risque de rendre impossible le fait de passer des partiels en France en présentiel…
    Au vu de mon projet et de ma situation actuelle, auriez vous une idée de la manière dont je pourrais procéder ?
    En vous remerciant, je vous souhaite une bonne fin de journée.
    Thibaut

      SIMON

      (4 juin 2020 - 10 h 09 min)

      Bonjour Florian, je viens de déposer mon dossier de candidature sur le site du CAVEJ. J’attends la décision. Merci beaucoup pour vos conseils et encouragements. Isabelle

    Dyely NZAMBA Olga

    (12 mai 2020 - 21 h 34 min)

    Je suis vraiement flatter par votre site internet je suis Médecin Généraliste ressortissant de l’universite de Kinshasa et j’aimerais faire aussi le droit public pourriez vous m’aider comment puis je faire pour s’inscrire dans les etudes de droit?
    Merci beaucoup en attente d’une reponse favorable de votre part.

      Florian DE VAULX

      (20 mai 2020 - 17 h 13 min)

      Bonjour,
      Je ne sais pas exactement quel type de spécialisation vous recherchez en droit public, mais si cela a un lien avec votre parcours médical, alors vous pourriez être intéressé par ce M2 que je ne connaissais pas et que je viens de trouver en ligne : Master 2 mention Droit de la santé parcours type Droit de la santé et de la protection sociale (Cycle Formation Continue – Formation à distance) à l’Université de Toulouse (fiche consultable ici)
      Bien cordialement

    SRITHARAN

    (15 mai 2020 - 15 h 34 min)

    Bonjour Monsieur De Vaulx,

    Tout d’abord merci pour votre article.

    J’aimerais reprendre mes études de droit le septembre prochain.
    Je suis actuellement doté d’un diplôme SECRETARIAT JURIDIQUE au sein de l’école ENADEP, qui a une équivalence d’un BAC +2.
    C’est pourquoi, j’envisage de m’inscrire en L3. Sachant que j’ai déjà fait une L1 droit après l’obtention de mon bac, de ce fait j’ai encore quelques connaissances..

    Pensez-vous que c’est faisable ?

    Merci de votre retour,

    Anuja

      Florian DE VAULX

      (20 mai 2020 - 17 h 08 min)

      Bonjour,
      Je vous remercie pour cette question très intéressante sur l’équivalence des titres professionnels, délivrés par des organismes de formation publics ou privés.
      L’ENADEP délivre des CQP ou des titres professionnels (RNCP), ces certifications ont une finalité à visée professionnelle, à l’inverse des premières années universitaires. Pour cette raison, il n’est pas acquis d’être acceptée directement en L3 car vous n’avez, a priori, pas abordé des matières fondamentales à l’occasion de votre cursus. Si en revanche votre expérience professionnelle (a fortiori en cabinet juridique) vous a permis de consolider ces bases, de même qu’une L1 passée (en fonction des résultats), alors vous avez sûrement vos chances. Il vous faudra réaliser une demande d’accès dérogatoire par la VAP auprès du service de formation continue (Validation d’Acquis de l’Expérience). Néanmoins je préfère vous le dire: en cas d’admission, il faudra travailler dur et si vous travaillez en même temps, bien gérer votre temps!
      Rien d’impossible cependant, bon courage donc!

    Christine S

    (4 juin 2020 - 21 h 30 min)

    Bonjour, j’ai 45 ans et je possède une maîtrise en Sciences Eco ainsi qu’un DESS en marketing, je parle couramment l’anglais et j’ai plus de 15 ans d’expérience en tant que responsable commerciale. J’ai négocié beaucoup de contrats en anglais. Je souhaite devenir juriste d’entreprise et je me demandais si je pouvais accéder directement en L3, voire en M1 droit des contrats/ affaires Je ne suis plus en activité actuellement et j’ai donc du temps pour travailler. Néanmoins, je ne peux pas me permettre de repartir sur 4 ou 5 ans d’etudes! Mon projet est-il réaliste? Merci

      Florian DE VAULX

      (4 juin 2020 - 21 h 42 min)

      Bonjour,
      Au vu de vos diplômes (dans une dominante assez proche) et de votre expérience, je pense que vous pourriez peut-être même tenter d’intégrer directement un M2 Juriste d’entreprise (il en existe plusieurs à distance, notamment Toulouse et Paris via le CAVEJ). Cela me semble réalisable, à condition de rattraper les bases en droit civil (responsabilité contractuelle et extracontractuelle). Il faudra également, dans votre dossier de candidature, appuyer particulièrement sur les aspects de votre expérience qui sont liés au droit, et démontrer ainsi que vous avez acquis le niveau requis de par votre expérience professionnelle. Un dossier bien présenté et bien motivé, avec un projet professionnel cohérent, pourrait je l’espère vous permettre de réaliser ce projet.
      Cependant, en cas de refus, vous pourriez être intéressée par des diplômes très orientés commerce/droit du commerce international, éventuellement chez les grandes écoles privés (Mastère spécialisé, etc). Malheureusement, cette voie représente un coût extrêmement conséquent…
      Bon courage dans ce projet de reconversion !

    D

    (16 juin 2020 - 20 h 07 min)

    Bonjour Florian,

    J’ai lu attentivement votre article qui est très claire de point de vu formation (niveau universitaire) à distance, car actuellement je recherche intégrer une de ces formations.

    Il me semble plus opportun de déposer mon dossier auprès de CAVEJ, car j’habite en région parisienne et pour me permettre toutes dépense pour les sessions.

    J’ai un parcours de 8 ans en tant que juriste et avocate par la suite à l’étranger (le système de droit est le même qu’en France et le code civile est identique à celui français) et 3 en France en tant qu’assistante juridique (grâce à mon diplôme d’assistante juridique RNCP BAC +2).

    Je suis titulaire d’un master acquis dans mon pays d’origine et conformément le nombre des ECTS de mon diplôme, mon niveau d’études correspond au niveau d’un M2 français (j’ai un certific)
    Je souhaiterai savoir si j’ai mes chances d’être acceptée en M1 et dois-je optez pour une formation professionnelle continue?

    Merci d’avance,

    Bien à vous.

    Doina

      Florian DE VAULX

      (16 juin 2020 - 20 h 29 min)

      Bonjour et merci pour votre question.
      Les diplômes étrangers peuvent en effet se voir reconnaître une équivalence en France, cela semble être votre cas comme vous l’indiquez. En conséquence, il me semble que vous pourriez être admis en M1 sans difficulté, particulièrement au vu de votre parcours. Vous serez inscrite sous le régime de la formation continue, qui concerne toute personne ayant stoppé sa scolarité initiale depuis plus de 2 ans (et qui concerne donc la quasi totalité des gens qui lisent cet article). Bonne continuation!

    Alyousf

    (25 juin 2020 - 19 h 59 min)

    Bonjour ,
    j’ai 49 ans et j’ai un Master2 en droit des affaire et bac+4 en droit,j’ai obtenu mes diplômes a l’étranger mais j’ai l’équivalence,je suis français de nationalité et souhaiterai reprendre mes étude et faire un Master en droit a distance car je travail comme prof dans ecole de commerce ,je ne sais pas la date exacte pour deposer ma candidature ,ma question est quel est la date d’inscription pour l’année 2020-2021 et les frais d’inscription ,et est ce que vous pensez que mon dossier peut être accepté malgré l’âge et le travail?
    Merci

      Florian DE VAULX

      (5 juillet 2020 - 7 h 44 min)

      Bonjour,
      Si vous avez un M2 en droit des affaires, il ne devrait pas y avoir de difficulté pour intégrer un autre M2, cette-fois ci à distance. Il faudra simplement motiver le projet, l’admission en M2 n’étant dans tous les cas pas de droit, sauf pour les étudiants en formations initiales pour lesquels, depuis un changement récent, l’enjeu se situe désormais à l’admission en M1.
      Concernant les dates d’inscription cela est propre à chaque faculté. Je vous invite à sélectionner le M2 qui vous intéresserait (et donc l’université) très rapidement car ces délais sont impératifs et, encore une fois, propre à chaque établissement. A noter toutefois que l’inscription en formation continue (dont relève quasiment tous mes lecteurs sur cet article) n’est parfois pas la même que pour les étudiants en formation initiale. Généralement, c’est un peu plus souple. Il faudra donc éventuellement consulter le bon service (Service de la formation continue) auprès de l’université choisie.

      Concernant l’âge, j’ai tendance à dire qu’au contraire, l’expérience est toujours un atout et c’est donc plus une force qu’un inconvénient ! L’important sera de justifier votre projet professionnel de reconversion avec cohérence. La cohérence, ce n’est pas nécessairement une continuité directe avec un parcours précédent (je le dis pour tous les lecteurs). C’est une cohérence dans votre vie, dans vos choix, peut-être même dans le fait qu’à ce stade de votre parcours, vous souhaitez justement donner un tournant différent à votre carrière.

      Bon courage !

    Laborda Sandrine

    (5 juillet 2020 - 0 h 08 min)

    Monsieur De Vaulx,

    Quel article! Excellent! On vous l’aura certainement déjà dit, mais vous transmettez votre enthousiasme et consolidez les motivations encore mal assurées.
    J’ai 48 ans, des grands enfants, et une carrière trépidante de guide conférencière quadrilingue qui, avec la crise du Covid et la disparition subite de l’activité touristique, s’est arrêtée net! Au début, la sidération, puis rapidement l’évidence qui s’impose: Le moment de changer de direction professionnelle et de réaliser les projets d’études restés en stand by, est arrivé.
    En effet les conditions sont réunies pour enclencher le processus. Celui d’étudier une science, un langage, qui me laissait totalement indifférente à 20 ans voire qui me faisait fuir, et auquel pourtant j’ai été confronté toute ma vie, et en définitive pour lequel j’ai nourri une curiosité à chaque fois plus importante. Diplômée en tourisme, je sais que je dois commencer par le commencement c’est-à-dire par la première année de licence et ma question est la suivante: Dans quelle profession, dans quel domaine du droit, mes langues (anglais, italien, espagnol, allemand) que je parle et j’écris chacune avec aisance pour avoir vécu et exercé dans un environnement multiculturelle, peuvent-elles être complémentaires voire essentielles? Je conçois que le droit puisse être un tout nouveau langage pour moi, à apprendre avec effort et rigueur, mais je ne conçois pas du tout de me diriger vers une nouvelle activité professionnelle d’où l’aspect international et multilingue soit absent. Auriez vous des pistes à me donner à ce sujet? Dans quels domaines d’activité, le droit et les langues fonctionnent-elles ensemble? Des professions en particulier?

    J’ai bien retenu en vous lisant qu’il n’est pas nécessaire à ce stade, de réfléchir vers quelle spécialité du droit nous nous orienterons plus tard, que cela viendrait plus tard, mais pour pouvoir dessiner un projet qui allierait mes compétences en langues et ce nouveau langage, que pourriez vous me conseiller?

    Merci par avance pour votre réponse, et les pistes que vous pouvez éventuellement me donner,

    Bonne continuation et encore bravo pour cet article si dynamisant et inspirant.

    S/Ld

      Florian DE VAULX

      (5 juillet 2020 - 8 h 08 min)

      Bonjour,
      Je vous remercie pour ce retour encourageant et si positif !
      Effectivement, votre projet est intéressant et vos atouts en langues trouveront indéniablement leur place dans un nouveau métier à dominante juridique. Il y a une multitude de secteurs en droit où la connaissance de plusieurs langues est importante, c’est même plutôt en citant les domaines a priori les moins susceptibles d’y avoir recours que l’on pourrait vous répondre (par ex. les métiers avec spécialité droit pénal ou droit civil/famille/social). De nombreux domaines fortement liés à l’international ferait de vous une juriste indispensable, mais cela dépends de vous, et du type de fonction que vous souhaiteriez exercer. De manière un peu classique, le droit international des affaires exige toujours des étudiants ce type d’acquis (mais il y en a de plus en plus de nos jours, qui sortent des facultés en maîtrisant 2, 3, voir comme vous 4 langues, en raison de la difficulté de trouver un emploi en sortant d’un M2).

      Votre vécu (auprès de différentes cultures) est un atout important, dans les rapports avec des interlocuteurs d’autres nationalités, ce qui là-encore me fait penser au droit international, mais… lequel ?! Dans le domaine de la propriété intellectuelle par exemple, parler plusieurs langues est très utile. Cependant, il y aurait aussi certainement à penser, du fait de votre métier de guide conférencière, à des fonctions tournées vers le patrimoine, peut-être auprès d’institutions publiques telles que l’UNESCO… Dans d’autres domaines, l’ONU est également une institution qui s’intéresse aux quadrilingues (droits de l’homme notamment)… L’Union européenne recrute également des profils de juristes-traducteurs par exemple… mais je trouve cela un peu moins « rock&roll » que vos anciennes fonctions ! A voir ! Le champs des possibles s’ouvre à vous, restez optimiste et vivez ce projet comme une seconde jeunesse !

      Enfin, je me permets de rajouter une remarque sur le fait de démarrer en 1ère année de licence quand on est déjà diplômé(e) d’un autre M2 par exemple.
      Dans la majorité des cas, je ne peux que le recommander à ceux qui veulent acquérir tous les fondamentaux et devenir juriste sans avoir fait l’impasse sur le socle commun que l’on acquiert en licence. Cela permet peut-être aussi d’avoir un peu plus de légitimité en fonction du métier choisi ensuite. Mais je ne pense pas que cela soit nécessairement adapté à tous les profils, particulièrement ceux qui ont déjà une autre expertise élevée dans un domaine potentiellement complémentaire (M2, titre d’ingénieur, doctorat, etc). Ainsi, en informatique par exemple, je connais des personnes issues d’un M2 Informatique classique, qui ont pu intégrer un M2 Droit des affaires spécialité Droit de l’Internet sans aucune difficulté pour suivre les cours : bien-sûr ils n’avaient pas les bases fondamentales vues en licence, mais ils ont eu ce qu’ils sont venus chercher : le diplôme de droit et les connaissances juridiques spécialisées qui font le lien avec leur propre expertise. Cela peut faire économiser de longues années, en fonction du projet souhaité.
      Bien à vous

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